Posted on August 13, 2007 in Non classé by PepereNo Comments »

Julien, c’est un mec,
L’est tout pâle et tout sec
Toujours l’air à la ramasse
Julien, l’est dans ma classe.

A la sortie de l’école
Quand il part avec ses parents
Qui ont l’air d’avoir la vérole,
Moi je dis à ma maman

Ben d’abord, c’est pas normal
Il bosse pas spécialement bien
Mais quand c’est lui qui nous fait mal,
La maîtresse le prend par la main

Quand il fait une bêtise,
Il est pas trop puni
(La fois où/Quand) il a tâché sa chemise
Ses parents ont rien dit

Il a toujours de beaux cadeaux
Un super nouveau vélo
Et son papa est sobre
J’crois même qu’y vont faire Noël en octobre…

C’est pas juste !
C’est pas juste !

Eh ben, eh ben, tu sais,
Aujourd’hui dans la cours
En jouant au chat, il est tombé
Aussitôt la prof accourt

Bon, voilà il s’est fait mal
Mais rien que de très (normal/banal)
- Il saignait ? demande maman
- Pas de quoi faire un pansement,

Mais maman, c’est dégueulasse !
La prof n’aurait que dédain
Pour un autre de la classe !
C’est un vrai chouchou Julien !

Quand il fait une bêtise,
Il est pas trop puni
(La fois où/Quand) il a tâché sa chemise
Ses parents ont rien dit

Il a toujours de beaux cadeaux
Un super nouveau vélo
Et son papa est sobre
J’crois même qu’y vont faire Noël en octobre…

C’est pas juste !
C’est pas juste !

C’est alors que ma mère
Pour ne pas me dire « ta gueule ! »
Me hurle « vas-tu te taire ? »
J’comprends pas et j’me sens seul

Elle crie, les larmes aux yeux
Et moi j’en prends pour mon grade
Après s’être calmée un peu,
Elle me lâche « Julien, il est malade »

C’est pas juste
C’est pas juste.

Posted on August 13, 2007 in Non classé by PepereNo Comments »

Un matin après un soir
C’est une nouvelle aurore
Se lève un soleil d’or
Un soleil d’or noir

Une ombre sans pareil
Ou l’abîmer d’un œil
C’est un trou dans le ciel
Un anneau de deuil

Devant ceux qui hésitent
Se déclarant ses fils
Des prêtres appellent au sacrifice
Il monte à son zénith

Et soudain, sous l’étoile
Sur le sol de discorde
Il tombe des cordes
Une pluie de gasoil

Les larmes amères
Brûlent la peau
Rongent le fer
Rongent les os (assombrissent les eaux)

Les gens fuient en hurlant
Dans les cris des mourants
C’est l’hécatombe
La fin du monde (sombre colombe)
Sur les décombres
Le silence retombe

Ça y est, la pluie acide
Se calme, puis cesse
Sur une terre aride
S’installe la sécheresse

C’est un soleil de plomb
Sur une mare de sang
Une mare de sans plomb
Dans un monde innocent

Soleil noir
Il brille d’un éclat blafard
Soleil noir
Tout s’éclipse dans l’ombre de la star

L’huile de roche
S’accroche
À nos poches
Et on pioche
C’est moche

On raffole
Des fioles
De pétrole
Qui s’étiolent
Pic oil

Posted on August 13, 2007 in Non classé by PepereNo Comments »

Lumière
Quel est ce prodige
Je cligne des yeux
Tout est blanc

Que faire ?
Et d’abord où suis-je ?
Dans quel néant ?
Tout est désert et silencieux…

Et blanc…
Blanc comme un paradis perdu
Jonché de plumes d’anges
De nuages étranges
Jusqu’à perte de vue

Du blanc
Blanc comme un paradis perdu
Entre deux infinis
La lumière m’éblouit
Où suis-je… Je ne me souviens plus.

Si pâle
Quel est donc ce rêve
Quel est ce drôle
De cocon de coton

Comme les sépales
D’un rien qui s’achève
Et qui s’envole
Je ne vois rien à l’horizon

Que du blanc
Blanc comme un paradis perdu
Jonché de plumes d’anges
De nuages étranges
Jusqu’à perte de vue

Du blanc
Blanc comme un paradis perdu
Pas un son pas un bruit
Pas de mort pas de vie
Où suis-je… Je ne me souviens plus

Espace
Sans bord et sans coin
La lumière m’aspire
Son éclat me brûle

En vain
Je veux me souvenir
Mais qu’est-ce qui se passe ?
Les couleurs s’annulent

Finis
Panique, je m’affole
Laissez-moi sortir
De cette cellule

Je crie
Tire sur ma camisole
Tout ça doit finir
Mais on m’amène mes gélules

Blanc
Blanc comme un paradis perdu
Jonché de plumes d’anges
De nuages étranges
Jusqu’à perte de vue

Blanc comme un paradis perdu
Le vide m’envahit
Et absorbe mes cris
Où suis-je… Je ne me souviens plus.

Posted on August 13, 2007 in Non classé by PepereNo Comments »

Chuis pas un enfant,
Je suis un jeune
J’préfère à maman
Ma playstation

Je suis pas une gosse
Mais une teenager
J’veux plus des carrosses
Mais des chanteurs

On marche, maintenant
Dans la cour des grands
Celle où y en a déjà qui fume.
Pour grandir faut l’vouloir
Faut lâcher l’bavoir
Et on en bave, mais on assume

Dans le bus, le matin, on s’moque des p’tits
Parce qu’ils sont pas grands
Ils sont stupides, et malpolis
Et y s’croient marrants

R’marquez y en a d’mon âge
Quand tu vois leur vêtement
Au lieu de treize, normal
Toi tu leur donnes douze ans

Que ce soit clair,
Le système scolaire
J’en ai rien à cirer
C’est des conneries
C’est même pas la vraie vie
Celle qu’y a à la télé

Moi mon grand frère y r’garde le foot
Je l’regarde avec lui
Quand y a ses potes y m’dit d’aller m’faire foutre
Alors j’l’insulte aussi

Non parce qu’y faut pas croire
Nous autres prépubères
Que l’on ait des devoirs
Envers tous nos grands frères
Qu’on reste dans le noir
Qu’on ait pas l’droit d’être fier

Enfin, je me dis,
A cet âge aussi
J’étais pas malin
Il faut du recul
Pour voir qu’on était nul
Mais j’ai quinze ans demain

J’ai plus de playsation
Mais un nouvel ordi
Et j’aime bien ma maman
C’est elle qu’à les crédits
Je veux pas de carrosses
Mais un beau scooter gris

Posted on August 13, 2007 in Non classé by PepereNo Comments »

Scène saugrenue
Les ogres nus
Sous les ogresses
Tout éperdus
Remplis d’ivresse
Et du contenu
De leur bassesse
S’occupent de cul

Un de ces moribonds, mort de fatigue, mort pour de bon après cette gargantuesque gigue, jette un regard en contrebas sur ses deux figues mi-raisin au moment même ou un éclat crémeux de lune perce à travers les bosquets noirs de la clairière des bacchanales. A la pâle clarté de l’astre sélénite, de bien étranges choses…

Quel malheur !
Quel malheur !

Quelle horreur !

J’ai un peu trop de nerf
Une lanière en peau
J’ai un lambeau de chaire entre les jambes

Stupeur et tremblement
Au milieu de l’orgie
Chez l’ogre au membre lent
Qui crie son oraison
« Ogres de barbarie,
Voyez vos illusions ! »

Tous ils voient leurs compagnes
Mais rien de tout cela
Se jettent sous les pagnes
Se jettent sous les draps

Etrange messe
Quand les ogresses
Sans leurs cocus
Ou ne serait-ce
Un seul poilu
Frottent leur graisse
Entre morue
Se font les fesses

Farce grotesque
Quand les ventrus
Trouvent leur maîtresse,
Spectacle cru,
Tombent des nues,
Déconvenue
Où le bât blesse
Moins qu’on l’eût cru

Ah ah maigre queutard
Mâle de bas étage
Vous comprendrez trop tard
A l’âge de raison
Va fulminer en rage
Invoque ton Typhon

C’est ainsi, couvrons-nous !
Et toi, chienne infidèle
Encourre mon courroux
Si encore tu cours, cruelle !

Quel malheur !
Quel malheur !

Quelle horreur !

J’ai un peu trop de nerf
Une lanière en peau
J’ai un lambeau de chaire entre les jambes

C’est pas la liesse
Quant il y a plus
Que la paresse,
De vieux bourrus
Ou des prêtresses
En panne de jus,
Les seins s’affaissent
Rien ne va plus

Mais la jeunesse
Des ogres nus
Plein de tendresse
Sans retenue
A d’autres vues
Où les caresses
Sont bienvenues
Sont revenues

Scène saugrenue
Les ogres nus
Sous les ogresses
Tout éperdus
Remplis d’ivresse
Et du contenu
De leur bassesse
S’occupent de cul

Orgie dantesque
Dans toutes les rues
A chaque adresse
Dieux et déesses
Ont leur salut
Ogre et ogresse
Jamais ne cessent,
Jamais repus

Jamais repus

Jamais repus